Lutte contre la fraude et la concurrence déloyale : Les 10 mesures du Ministre Ahmed AG MOUSSA

Pour gagner la lutte contre la corruption qui gangrène notre pays le Mali, le Ministre en charge du commerce et de la concurrence vient d’instituer un certain nombre de mesures salvatrices. Objectif : en finir avec ce fléau qui handicape le développement harmonieux du pays.

Nommé à la tête du département du commerce et de la concurrence par décret Nº 2018-0712 PRM du 09 septembre 2018 portant nomination des membres du gouvernement par le Président de la République Son Excellence Ibrahim Boubacar KEITA, le Ministre Ahmed AG HAMAD Moussa est sur un terrain bien connu. Une nomination adulée par le monde des affaires et pour cause, l’homme est doté d’une solide expérience qui s’illustre par son passage honorifique à la tête de deux importantes directions : la direction nationale des affaires économiques où il a géré d’une main de fer, le service dont la mission était d’organiser, de développer et d’appuyer les activités de promotion commerciale.   Ensuite, il s’est vu confier la direction nationale du contrôle financier qui jusqu’à sa nomination à ce poste, était gérée par des novices malgré sa noble mission, celle d’assainir les finances publiques.  La DNCF était confrontée à de gros soucis de management à  tel point qu’aucun agent ne souhaitait être muté à  ce service. Mais très vite, les choses  sont rentrées dans l’ordre et de nos jours,  on nous rapporte qu’au niveau de la direction des ressources humaines du département des finances, c’est une ruée de demandes pour rejoindre la DNCF. Car, elle représente le service le mieux structuré au plan national et est présente au fin fond du pays.  C’est à la suite de toutes ces expériences couronnées de succès que le Ministre a hérité du portefeuille du Commerce et de la concurrence. Là aussi, les actes ne se sont pas fait attendre.          Ingénieux, toujours prêt à relever le défi, le natif de Ménaka entend engager un vaste chantier, celui de la lutte contre la fraude conformément à la volonté du Président.  ”Le Président Ibrahim Boubacar KEITA a fait de la lutte contre la fraude et la concurrence déloyale,  son cheval de bataille et c’est pour cette raison que, sous son leadership et sur instruction  du Premier ministre, nous allons bientôt lancer un certain nombre de mesures qui viseront à freiner ce fléau qui tue l’économie malienne”, a déclaré le Ministre AG HAMAD, avant de préciser que ces mesures seront suivies d’une campagne d’informations et de sensibilisations sur toute l’étendue du territoire national.  Ainsi, trois mois seulement après sa prise de fonction, le Ministre a fait le tour des services relevant de son département. Partout où lui et sa délégation sont passés, des sollicitations étaient au rendez-vous tels que : le renforcement des services en ressources humaines, matérielles et financières, et la lutte contre la fraude et la concurrence déloyale. Et pour apporter une solution efficace à cette dernière, un focus a été mis sur la stratégie de lutte contre la fraude et la concurrence déloyale. Notamment l’état des lieux, les orientations et les perspectives dans l’optique d’instaurer un système intégré global capable de répondre aux objectifs et missions assignés par la Commission nationale créée à cet effet, sous l’égide du Ministre AHMED AG Moussa.  Pour joindre l’acte à la parole, une rencontre a eu lieu, début novembre dernier, dans la salle de réunion du département, entre les experts, les membres de la Commission et les techniciens du département sous la présidence du Ministre de tutelle. Lors de cette rencontre, 10 mesures ont été alors prises en compte contre ce cancer de corruption qui fait perdre à l’Etat plus de 50 milliards de nos francs chaque année.  Un manque à gagner qui fait chuter la 3ème économie de l’espace UEMOA.  Afin d’atteindre les objectifs visant à assainir le secteur, le ministère du Commerce et de la concurrence et la Commission nationale de lutte contre la fraude et la concurrence déloyale ont mutualisé les échanges qui ont permis de produire un document de 10 mesures. Il s’agit, entre autres, de l’implication des services de sécurité (Gendarmerie et Police) dans toutes les démarches de lutte contre le phénomène, dans le cadre du maillage sur la zone dite ” le versant Mauritanien et Algérie’’, rendre effective l’interconnexion entre la Direction générale du Commerce et de la concurrence(DGCC) et la Direction générale des douanes(DGD) en vue d’améliorer le système de missions conjointes de vérification. Aussi, demander à la chambre de commerce et d’industrie malienne de sensibiliser ses directions régionales et les services rattachés pour l’accompagnement des structures impliquées dans la lutte contre la fraude, l’implication de la DGCC et la DGD dans la brigade mixte de lutte contre la fraude, la recherche de financement pour appuyer et soutenir les structures concernées, procéder à la conciliation des données,  des intentions et des déclarations des importations, une meilleure coordination entre les services de lutte contre la fraude, l’application correcte de la réglementation en ce qui concerne le traitement des infractions et enfin, la mise en place d’un cadre de concertation tripartite composé des services du commerce et de la concurrence,  des douanes et des impôts (DGCC,  DGD et DGI).

Source : RADAR

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