MALI / APRÈS UNE GRÈVE DE 3 JOURS ET DE 5 JOURS : L’UNTM N’EXCLUT PAS D’OBSERVER UNE AUTRE GRÈVE

Apres avoir observé une grève de 3 jours du 18 au 20 novembre 2020 et une grève de 5 jours du 14 au 18 décembre 2020 sur toute l’étendue du territoire national, l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM), la première et la plus grande centrale syndicale menace d’observer une autre grève si les négociations échouent avec la partie gouvernementale. « Tout dépend de ce qui va être comme avancée dans le dossier avec la partie gouvernementale. Si nos revendications ne sont pas satisfaites, on ira en grève encore; il n’y a pas de doute », nous confie le secrétaire aux revendications de l’UNTM, Moustapha Guittèye, le samedi 19 décembre 2020 dans l’après midi.

Dans un préavis de grève en date du 23 novembre 2020 adressé au ministre du travail et de la fonction publique, porte-parole du gouvernement, l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM) exige du Gouvernement la satisfaction de plusieurs points dont l’éradication des disparités dans les conditions des travailleurs par l’établissement de la justice sociale ; la fin du calvaire des compressés à travers le paiement de leurs droits ; l’octroi aux partants volontaires à la retraite sans exception du droit à pension ; l’octroi du bénéfice de la prolongation des âges de départ à la retraite selon les catégories A, B2, B1 et C ; le Recrutement de 8600 jeunes diplômés dans les fonctions publiques par an, pendant 5 ans ; la normalisation de la carrière administrative des recrutés divers de l’enseignement, des catégories D-E de la fonction publique de l’Etat dont les perspectives d’avenir passent par la relecture corrective du Décret n°051/P-RM du 10 février 2011 ainsi que l’intégration des contractuels payés sur fonds propres des hôpitaux; la libération des domaines fonciers de l’ORTM et de l’IER illégalement occupés ; la transposition dans le secteur privé des augmentations de salaires obtenues en 2014 et 2019; l’éradication des violations de la liberté syndicale dans les services publics para- publics et privés notamment, à l’INPS, à la CMSS, SOMISY SA à SYAMA et à l’ambassade du Mali aux USA ; la suspension immédiate des activités des Bureaux de Placement privés ; l’adoption des lois et décrets sur l’OCLEI ; la mise en place de mesures et de structures appropriées pour la relance du chemin de fer ; l’indemnisation des travailleurs victimes de la crise au Mali depuis 2012; le règlement intégral des droits des travailleurs licenciés de l’AZI-SA ; les mesures immédiates pour réduire la cherté de vie; la prise en charge sociale et économique des travailleurs victimes des conséquences de la pandémie de  COVID-19 (Hôtel de l’amitié etc.). N’ayant pas eu gain de cause avec le gouvernement, l’UNTM, décida d’observer, pour la seconde fois, une grève de 5 jours du 14 au 18 décembre 2020. Contacté par nos soins, le samedi 19 décembre 2020, dans l’après midi, le secrétaire aux revendications de l’UNTM, Moustapha Guittèye, précisait que les pertes économiques de cette grève pour l’Etat malien s’élèvent à des milliards de FCFA. « La grève a été largement suivie. On a paralysé tous les secteurs vitaux. Tout dépend de ce qui va être comme avancée dans le dossier avec la partie gouvernementale. Si nos revendications ne sont pas satisfaites, on ira en grève encore, il n’y a pas de doute. Nous maintenons le cap, nous avons confiance dans nos capacités de mobilisation. L’Etat et les détracteurs nous ont sous-estimés, mais au finish, ils ont vu que nous avons bloqué tout le pays pendant cinq jours et nous ferons tout pour nous faire respecter », a déclaré Moustapha Guittèye. Dans une note rendue publique, le 18 décembre 2020, l’UNTM informe que la reprise des négociations d’avec le gouvernement est prévue pour ce lundi 21 décembre 2020 à partir de 15 heures.

Aguibou Sogodogo

Source : Lerepublicainmali

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