L’OPÉRATION ANTI-DROGUE  «FOUNOU-FOUNOU» MAGNITUDE 3 : DES SAISIES D’UNE VALEUR DE PLUS D’UNE CENTAINE DE MILLIONS FCFA… LE PRINCIPAL SUSPECT: UN USAGET DE LA MOSQUÉE 

Dimanche 04 avril 2021, 6h du matin. Fort de l’appui des populations (la confiance étant désormais établie), l’opération «Founou-founou» de magnitude 3 est entrée dans sa phase de démantèlement des réseaux de dealers. Gardant les éléments du renfort en attente au Commissariat, le «Kono de Nouhbozo» a en effet décidé de s’appuyer sur les populations locales. Ces dernières ne l’ont pas déçu. Par contre, un des fidèles musulmans de la mosquée et à l’origine de la fatwa  en vue de l’éradication de la drogue dans le quartier, ce personnage, disions-nous, s’avère l’un des principaux protagonistes.

Cette fois-ci, il était question d’intervenir (perquisitionner et interpeller) chez un gros dealer toujours dans cette partie du quartier appelée «Colombie-Bagadadji». Et le résultat obtenu dépasse les attentes du commissaire Tomoda et de ses hommes : des saisies d’une grande valeur : 200 kg de résine de cannabis, plus de 3 kg de cocaïne, 517 cachets d’ecstasy, un véhicules tout terrain servant à transporter la marchandise. «C’est une saisie exceptionnelle», se félicite le Compol Tomoda. «Cela représente une centaine de millions Francs CFA».
Une anecdote pour expliquer la fébrilité au tour de l’opération : dans la précipitation ce dimanche 04 avril 2021 tôt le matin, un des agents dudit commissariat participant à l’opération « Founou-founou» chaussa une Ranger dans un pied et une sandale (nu-pied) dans l’autre. Il n’eut tout simplement pas le temps. Pour sa part, le commissaire lui-aussi n’eut pas le temps de prendre sa traditionnelle douche. Normal : le renseignement venait de tomber et il n’y avait pas de temps à perdre. Voilà pour la petite histoire. 
Signalons que l’opération anti-drogue «Founou-founou» de magnitude-3 a été menée seulement avec les éléments du 3ème  arrondissement et l’aide précieuse des habitants avoisinants. C’est dire que son bienfondé n’est plus à démontrer auprès des populations.
C’est avec ce gros Dealer que les autres filiales s’approvisionnent et redistribuent ensuite l’essentiel de la drogue à travers la Capitale, voire au-delà, jusqu’au centre et nord du Mali. 
«C’est une toile d’araignée», explique le Compol Tomoda. «Mais on ne savait pas qu’on ferait une si belle prise. Ça montre que l’activité de ces réseaux reste importante» déplore-t-il.
Le principal dealer doit être présenté devant le Procureur de la commune II aujourd’hui Mardi 06 avril 2021 et devrait être placé en détention provisoire, dans l’attente de son procès. Ce réseau de gros fournisseur est désormais considéré comme totalement démanteler et détruit, jusqu’à sa tête. Et le savez-vous ? C’est un chef de famille, un fidèle musulman de la mosquée de Bagadadji, un sexagénaire dont nous tairons le nom, qui s’avère notre dealer. Souvenez-vous-en : lors du passage de la mission de sensibilisation à la mosquée de Bagadadji, c’est ce fidèle musulman qui fit des bénédictions en vue de l’éradication de la drogue dans ce quartier.
De toute évidence, Allah dans sa miséricorde, a exaucé ses vœux.  De là à croire que Dieu Lui-même soutient l’opération « Founou-Founou», il n’y a qu’un pas.   

« I ni thié kono de Nouhbozo »

▪A suivre…..
Issiaka COULIBALY dit Bamanan den▪

■LES DIFFÉRENTS MODES DE CONSOMMATION DE DROGUE■

●La voie orale : La drogue est absorbée par la bouche comme un aliment ou un médicament. Selon sa présentation, elle sera gobée, mâchée ou bue.

  ●Le « sniff » : La drogue sous forme de poudre est aspirée par le nez à l’aide d’une paille. Ce mode de consommation entraîne fréquemment des irritations des muqueuses nasales, parfois des nécroses des parois nasales ainsi que des problèmes pulmonaires.
D’autre part, le partage de paille peut favoriser la transmission de maladies telles que le SIDA ou l’hépatite C.

  ●L’injection : La drogue liquide ou mélangée à un liquide est injectée par piqure intraveineuse ou intramusculaire à l’aide d’une seringue. Les dangers de ce mode d’usage, indépendamment des dangers propres à la drogue, sont liés
• aux effets directs de la drogue sur la zone piquée qui peut déclencher des œdèmes, des irritations, un durcissement des vaisseaux sanguins,
• au manque d’hygiène et au mauvais emploi de la seringue : injection d’air, de poussières ou de microbes si la seringue n’est pas parfaitement stérile,
• à la transmission de maladies graves comme le SIDA et l’hépatite C lorsqu’une même seringue est utilisée par plusieurs usagers.

  ●L’inhalation : Si la drogue est un produit volatil ou gazeux, elle est simplement respirée. Si non, elle est préalablement déposée dans une cuillère, une boîte métallique ou sur une plaque de métal et chauffée avec une flamme de briquet ou tout autre moyen. Les vapeurs ou fumées dégagées sont aspirées par le nez. Ce mode de consommation est parfois dénommé « chasser le dragon ».

  ●La fumée : La drogue est fumée par la bouche sous forme de cigarette, dans une pipe ou un narguilé parfois bricolé avec des canettes ou des bouteilles plastiques et appelé « bang ».
Elle est parfois mélangée avec du tabac et roulée en cigarette pour former un « joint ». Ce mode de consommation est très utilisé pour la résine de cannabis.

D’autres modes de consommation sont parfois utilisés de façon très ponctuelle et rare : gouttes dans l’œil ou ingestion rectale par exemple.

Il faut remarquer qu’une même drogue fait souvent l’objet de différents modes de consommation.

ISSIAKA COULIBALY dit Bamanan den Journal Kojugu Kelebaa

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