Conseil national de Transition : Le mauvais état des routes au Mali fait débat

Le Conseil national de transition (CNT) a adopté hier, jeudi 21 octobre 2021, à Bamako, le Projet de loi portant ratification de l’Ordonnance n° 2021-011/PT-RM du 29 septembre 2021 autorisant la ratification de l’Accord de prêt signé à Lomé, le 30 juillet 2021, entre le Gouvernement du Mali et la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD), pour le financement partiel de la tranche prioritaire du Projet d’aménagement du tronçon urbain de la route nationale N° 27 (Bamako-Koulikoro) et le Projet de loi portant ratification de l’Ordonnance n° 2021-008/PT-RM du 29 septembre 2021 autorisant la ratification de l’Accord de prêt signé à Lomé, le 30 juillet 2021, entre le Gouvernement du Mali et la BOAD, pour le financement partiel du Projet d’aménagement de la voie de contournement de l’aéroport de Mopti Ambodedjo et de 5 km de voies urbaines dans la ville de Sevaré. Au cours des travaux, la Commission des Travaux Publics, des Domaines, de l’Habitat et des Transports du CNT précise qu’au Mali, le mauvais état général du réseau routier s’explique notamment par un déficit d’entretien ; l’insuffisance des ressources allouées au secteur ; la mauvaise qualité des travaux de construction des routes etc.
Les travaux de la séance plénière étaient présidés par le Président du CNT, Malick DIAW, en présence des autres membres du CNT, du ministre des Transports et des Infrastructures, Mme DEMBELE Madina SISSOKO et d’autres personnalités. Au cours de l’adoption du Projet de loi portant ratification de l’Ordonnance n° 2021-011/PT-RM du 29 septembre 2021 autorisant la ratification de l’Accord de prêt signé à Lomé, le 30 juillet 2021, entre le Gouvernement du Mali et la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD), pour le financement partiel de la tranche prioritaire du Projet d’aménagement du tronçon urbain de la route nationale N° 27 (Bamako-Koulikoro), le rapporteur de la Commission des Travaux Publics, des Domaines, de l’Habitat et des Transports du CNT, Issaka TIMBELY, a fait savoir que la ville de Bamako connait depuis quelques années une urbanisation galopante avec son corollaire d’embouteillage et d’accidents de la circulation.

Par ailleurs, dit-il, l’état de dégradation des routes à Bamako en général et celle du tronçon concerné par le Projet en particulier, constitue l’une des causes des difficultés de mobilité des usagers. « Ce projet de loi comporte un article unique : est ratifiée, l’Ordonnance n°2021-011/PT-RM du 29 septembre 2021 autorisant la ratification de l’Accord de Prêt, d’un montant maximum en principal de 15 milliards », a-t-il dit. S’agissant de l’adoption du second projet de loi, le rapporteur a indiqué qu’au Mali, le mauvais état Général du réseau routier s’explique notamment par un déficit d’entretien ; l’insuffisance des ressources allouées au secteur ; la mauvaise qualité des travaux de construction des routes ; les effets de la surcharge des véhicules de transport qui accélèrent la dégradation des routes ; l’insuffisance du contrôle et de la pénalisation des surcharges. Selon lui, le projet a pour objet, la construction de la voie de contournement de l’aéroport de Mopti Ambodédjo d’une longueur de 14 km et l’aménagement de 5 km de voies urbaines dans la ville de Sévaré. « Par le présent l’Accord de prêt, la BOAD accorde au Gouvernement de la République du Mali, un prêt d’un montant global maximum en principal de 15 000 000 000 FCFA comprenant une tranche concessionnelle de 5 000 000 000 FCFA et une tranche souveraine de 10 000 000 000 FCFA», précise le rapporteur de la commission saisie au fond. Avant d’adopter ledit projet de loi, la commission a recommandé au gouvernement de réinstaller les populations qui seront affectées par les travaux du projet.
La ministre des Transports et des Infrastructures, Mme DEMBELE Madina SISSOKO, qui défendait les deux projets de lois, a fait savoir que l’état défectueux des routes au Mali n’est pas une fatalité. A l’en croire, cet état peut être changé avec le concours de tout le monde. Après les débats, les projets de lois ont été adoptés par le CNT à la majorité de 111 voix pour, zéro contre et zéro abstention.

Aguibou Sogodogo
 

Source: LE Républicain

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