BARRAGE SUR LE NIL: NOUVELLE RÉUNION LUNDI DU CONSEIL DE SÉCURITÉ DE L’ONU

Le Conseil de sécurité de l’ONU tiendra lundi une nouvelle réunion sur le conflit qui oppose l’Ethiopie à l’Egypte et au Soudan sur la construction d’un méga-barrage éthiopien sur le Nil, a-t-on appris jeudi de sources diplomatiques. Cette visioconférence, qui sera publique, a été demandée par les Etats-Unis qui relaient une requête en ce sens de l’Egypte, selon les mêmes sources.L’Ethiopie veut commencer la mise en service du Grand barrage de la Renaissance (Gerd) et remplir son réservoir dès juillet, avec ou sans l’accord des deux autres pays. L’Egypte considère ce projet comme une menace “existentielle” et le Soudan a mis en garde jeudi contre des “grands risques” pour la vie de millions de personnes.Lors d’une conférence de presse jeudi, le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a indiqué qu’il devait s’entretenir dans la journée avec le Premier ministre du Soudan. “La seule issue dans une situation comme celle-là c’est de passer par le dialogue entre les parties et nous sommes entièrement à leur disposition” pour les aider à trouver une solution, a-t-il dit.Une première réunion, informelle, du Conseil de sécurité de l’ONU sur le barrage sur le Nil s’était tenue à huis clos lundi, déjà à la demande du Caire. Les membres du Conseil s’étaient bornés à évoquer des lettres envoyées par les pays impliqués à l’ONU pour exprimer leurs préoccupations, sans prise de décision.Le même jour, le porte-parole de l’ONU, Stéphane Dujarric, avait indiqué que l’Organisation appelait les trois pays concernés “à travailler ensemble afin d’intensifier les efforts pour résoudre pacifiquement les différends”.Il avait rappelé “l’importance de la Déclaration de principes de 2015 sur le barrage” qui souligne le besoin d’une coopération basée notamment sur la bonne foi, le droit international et l’objectif de bénéfices mutuels.Si l’Ethiopie voit le barrage de 145 mètres de haut comme essentiel à son développement et son électrification, le Soudan et l’Egypte craignent qu’il ne restreigne leur accès à l’eau.Le Nil qui coule sur quelque 6.000 kilomètres, est une source d’approvisionnement en eau et en électricité essentielle pour une dizaine de pays d’Afrique de l’Est. L’Egypte tire 97% de ses besoins en eau du fleuve.

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